LA MAISON :

Les hôtels particuliers : Les riches habitent des hôtels particuliers de plus en plus luxueux et confortables souvent équipés d'un système de chauffage central.

Les villas : La domus à atrium adopte un plan rectangulaire, et s'organise intérieurement autour d'une cour centrale, l'atrium. A partir du Veme siècle avant JC, l'atrium est couvert d'un toit à double pente, ouvert en son milieu en carré. Sur le sol, sous cette couverture, l'impluvium est un bassin destiné à recevoir les eaux de pluie avant de les canaliser vers une citerne. L'entrée de la domus est axiale : face à elle de l'autre côté de l'atrium, le tablinum, où se tient le maître. La domus avec péristyle emprunte le péristyle aux Grecs. Cette cour intérieure, comme l'atrium est entouré d'une colonnade qui assure la transition entre les appartements et le jardin. Autres types de maisons à péristyle : la maison d'Apuleius (utilisation d'un terrain en équerre autour d'un péristyle - le péristyle est donc le coeur de la maison, toutes les autres pièces l'entourent) et la maison au triclinium (utilisation d'un terrain presque rectangulaire). Toutes les villas sont somptueuses (or, ivoire, marbre, mosaïques,...) et très étendues avec jardins plantés d'essences rares, fontaines, statues,... Les villas des stations balnéaires donnent sur la mer par de larges baies et possèdent même leur embarcadère.

 

Herculanum : péristyle d'une villa.
Schéma de la Domus
Herculanum : atrium d'une villa.

 

 

Les immeubles de rapport : A Rome et dans les grandes villes de province, les insulae se multiplient. Les Empereurs doivent limiter la hauteur de ces immeubles qui ont une allure très moderne. Un locataire principal, le coenacularius loue tout l'immeuble et spécule sur la sous-location. Cet habitat collectif peut atteindre 4 étages ou même parfois 5 étages. Sous TRAJAN la réglementation interdisait de dépasser 18 mètres. À la fin de l'Empire, Rome compte 46000 insulae contre 1800 domus. A Ostie aussi leurs étages se dressent dans tous les quartiers, sans exception. Parfois le propriétaire loge au rez-de-chaussée, parfois n'y résidant pas, il converti ce rez-de-chaussée en boutique. Ces insulae sont faites de torchis ou de briques appliqué sur une armature en bois. Tandis que la maison romaine traditionnelle se referme sur elle même avec toutes ses pièces, donnant sur une cour intérieur, l'insulae, elle, ouvre ses fenêtres et ses portes sur l'extérieur.

 

L' Insulae

 

 

 

LE MOBILIER :

Le goût des beaux meubles est venu aux Romains lorsqu'ils eurent conquis les pays hellénisés de l'Asie. Les Romains copient donc les meubles orientaux et recherchent les bois précieux, les incrustations d'ivoire et d'écaille, les appliques de bronze, d'argent et d'or. Les formes de mobilier peuvent être compliquées, par exemple, les tables à un seul pied (monopodiae) et les tables à trois pieds (mensae delphicae). Les tables sont souvent en bronze avec plateau de marbre. La chaise à dossier courbe (cathedra) et l'armoire basse en bois et métal (armarium) sont fréquents. Le lit de table devient un triple divan (triclinium) en pierre, en bois ou en bronze, que l'on garnit de coussins destiné à l'ensemble des convives. Un matériel de cuisine comparable au nôtre se retrouve dans les maisons de Pompéi. Les riches possèdent de la vaisselle d'argent qu'ils exposent sur des tables de marbre fixées au sol. L'éclairage est obtenu au moyen de chandelles de cire coûteuses, disposées dans des candélabres luxueux ou des lampes à huile plus modestes. Le mobilier devenant abondant, le vénérable lararium (lieu du culte privé) est relégué sous le péristyle. Les pauvres sont réduits à un bât-flanc, à une écuelle et un gobelet.

 

 

 

LE COSTUME ET LA PARURE :

Sous l'Empire, la toge cesse d'être le vêtement de ville. Sur la tunique, l'homme porte dorénavant le pallium (manteau grec rectangulaire) ajusté sans façon. En voyage, on porte la lacerna (pèlerine à capuchon) ou la paenula (gros manteau de pluie), sans manches. Les soins capillaires demandent de plus en plus de temps. La mode féminine exige des modifications fréquentes. Les femmes porteront ainsi des chignons postiches en cheveux blonds de femmes germaines. Les hommes se rasent depuis le IIeme siècle avant J-C et se font raser par un tonsor en boutique ou par un tonsor privé. L'Empereur HADRIEN inaugurera à Rome, la mode grecque de porter la barbe, et sera imité pendant plus de 150 ans.

 

Tenues de nobles Romains
Tenue de noble Romaine
Coiffures de nobles Romaines
Tenue de nobles Romaines

 

 

L' HYGIENE ET LA SANTE :

Malgré les limites technologiques de l'antiquité, les villes romaines étaient des lieux de vie propres et sains. La propreté était l'une des priorités individuelles ou collectives. C'était le génie civil romain qui s'occupait de la propreté de la cité. La propreté individuelle était l'affaire des thermes. Souvent dans les grandes cités des égouts étaient installés pour évacuer l'eau usée. Les romains construisirent des aqueducs pour minimiser les risques du à l'utilisation de l'eau des fleuves, et amenèrent au cœur des grandes villes de l'eau fraîche des sources. Par contre dans les quartiers pauvres, il n'y a pas d'accès aux égouts, et les détritus étaient jetés dans les rues. On trouvait aussi à Rome 150 toilettes publiques bien canalisées. C'est le manque de connaissances des romains sur les maladies qui permit très souvent que la peste ou d'autres maladies se répandent très rapidement dans tout l'empire. Ces épidémies se propageaient aussi avec facilités car véhiculées sur un réseau routier efficace avec des voies de communications qui menaient jusqu'à des régions lointaines de l'Empire. Les hôpitaux publiques se développaient mais la médecine stagnait. En effet, le travail de médecin, ou de physicien n'était pas digne d'être effectué par un citoyen romain, et par conséquent ces métiers étaient surtout exercés par des Grecs ou des orientaux, esclaves ou affranchis. La propreté individuelle était essentielle pour tous les romains, qu'ils soient nobles ou esclaves. Ils construisirent donc des thermes qu'ils entretenaient, où les romains pouvaient venir plusieurs fois par jour. Les bains n'étaient pas seulement un lieu où l'on se lavait mais aussi un centre communautaire où l'on pouvait trouver des boutiques, des stades, des gymnases, des musées, des bibliothèques, des galeries d'art. Ces thermes pouvaient couvrir jusqu'à 15 hectares pour les plus grands comme ceux construit par l'Empereur CARACALLA en 211. Les thermes étaient décorés de façon somptueuse avec du marbre de grande qualité, des statues et de nombreuses œuvres d'art. Un service d'esclaves obéissaient aux moindres demandes des baigneurs. Les thermes pouvaient être mixte mais dans ce cas les femmes y disposaient de leurs propres bains, ou le bain était séparé en deux parties avec les hommes d'un coté et les femmes de l'autre. La structure des thermes était standardisée, et on y trouvait en général les même sortes de bains, même si leurs agencements étaient différents. La tradition dictait l'ordre d'utilisation des bains : en 1er le romain rentrait dans l'apodyterium (vestiaire ou le citoyen pend ses vêtements), ensuite il rentrait dans le frigidarium (bassin d'eau froide), puis il disposait du tepidarium (bassin d'eau tiède), puis du caldarium (bassin d'eau chaude) et enfin du sudatorium (bain de vapeur). L'eau des bassins tièdes et chauds était chauffée par une invention romaine : L'hypocauste. Le plancher du bain était surélevé de quelques mètres au-dessus du sol sur des piliers de pierres. On trouvait à ce niveau un fourneau au charbon : le praefurnium. Dans les villas romaines le bain était suspendu au dessus du four à pain.

 

 

 

LA VILLE DE ROME

LES CITOYENS ROMAINS, LES ESCLAVES ET LES AFFRANCHIS

LA CONDITION DE LA FEMME, LE MARIAGE

L'EVOLUTION DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES

LA FABRICATION DES MONNAIES

LES RELIGIONS ORIENTALES DANS L'EMPIRE

L'EXPLOSION DU VESUVE DU 24 AOUT 79

LES GLADIATEURS ROMAINS

L'ARMÉE IMPÉRIALE ROMAINE

STRATÉGIE ET TACTIQUE DE COMBAT

JULES CESAR PRECURSEUR DE L'EMPIRE

 

 

 

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