Rome a eu de nombreux ingénieurs, dont certains d'une remarquable compétence tant au plan des ouvrages civils que militaires, et qui ont édifié des ouvrages dont l'ampleur est indéniable et nous surprend encore. Par contre, si certains savants ont illustré des zones de l'Empire (Alexandrie notamment), ces savants étaient le plus souvent des esclaves ou des affranchis d'origines grecques ou orientales. La mentalité romaine ne répugnait pas au travail intellectuel, à la réflexion et à l'étude, mais elle préférait une application pratique. Au moment où Rome est devenue une grande puissance, elle a reçu au travers des royaumes conquis tout ce dont elle a besoin des sciences pour les emplois pratiques. Mais fort heureusement, l'Empire romain n'a pas radicalement dédaigné tout ce qui n'avait pas un caractère strictement utilitaire. L'Empire romain forma aussi ses propres savants, ses écrivains, ses poètes, ses sculpteurs...

 

 

L'évolution des sciences :

 

Mathématiques : NICOMEDE, DIOCLES.

Géométrie : HYPSYCLES, CLEOMEDE, CITIUM, ZENODORE, DIOPHANTE D'ALEXANDRIE.

Physique : Elle fut pratiquement à un niveau stagnant (sauf applications par leviers, poulies et engrenages, de la force de l'air comprimé ou échauffé, et de la vapeur).

Chimie : à Alexandrie, commence à se développer l'alchimie dans le but de l'obtention de l'or à partir des métaux lourds.

Astronomie : HIPPARQUE, CLAUDE PTOLEMEE.

JULES CESAR décida en -45, l'abandon du vieux calendrier du roi NUMA (qui, avec son année de 354 jours décalait les saisons un peu plus chaque année). Rome fit appel à un Alexandrin, SOSIGENE qui fut le créateur du calendrier Julien de 365 jours en année normale et 366 tous les 4 ans (années bissextiles).

Géographie et Cartographie : Les progrès furent très limités car la carte d'ERATHOSTENE couvrait déjà pratiquement toutes les régions qui formèrent l'Empire romain. Il suffit d'y ajouter quelques rectifications relatives au Nord de la Gaule et de la Germanie, et à la Grande-Bretagne. Les romains savaient que le monde s'étendait bien au delà vers l'Est des bouches du Gange, et vers le Sud des côtes situées en Afrique après le détroit de Gibraltar. Nous devons citer au nombre des géographes romains, STRABON et sa géographie de l'Empire ainsi que MELA, qui dressa la première carte où figura la Baltique. Au IIème siècle un cartographe de l'Empire dressa un tracé tout en longueur et extrêmement déformé, très allongé en longitudes, et comprimé en latitudes, mais le réseau routier qui y figurait entre les villes était exact et précis (distance entre lieux d'étapes...). Il témoigne de la volonté délibérée des romains de donner sous une forme commode à transporter (12 feuillets) les renseignements utiles aux voyageurs.

 

 

L'évolution des techniques :

Il faut souligner l'exploitation par les romains des techniques venues du monde greco-oriental , avec un certain retard aux débuts, mais avec de nombreuses et ingénieuses améliorations.

 

Métallurgie : Dès l'origine les artisans romains formés par leurs voisins étrusques fournirent des métaux dont la qualité soutint la comparaison, avec un certain retard, avec celle de ceux des producteurs de nations scientifiquement plus évolués. Ce retard disparaît quand Rome contrôle ces nations. Le cuivre et l'étain étant rares en Italie, pendant longtemps le bronze fut réservé aux objets à la fois indispensables et ne pouvant alors être obtenus que par coulée (les casques par exemple). Conscient de ces pénuries, dès le IIème siècle avant J-C, le Sénat prescrivit le recensement détaillé et réglementa l'exploitation des divers gisements métallifères de toute l'Italie : il fallait se garder la possibilité (au besoin, en utilisant des minerais très pauvres) de vivre en autarcie pendant le temps nécessaire à régler un soulèvement dans une province extérieure productrice, ou de vaincre une nation exportatrice qui entrerait en conflit avec Rome. Le premier emploi courant de l'alliage cuivre-zinc se fit au milieu du IIème siècle où il fut décidé de l'utiliser pour la frappe des pièces de monnaie de faible valeur en raison de sa résistance à l'oxydation.

Travail du bois : L'outillage romain est successivement équivalent à celui des Étrusques, puis des Grecs et des Orientaux. En revanche, les conquêtes vont faire connaître en Italie des essences de bois comme le cèdre du Liban ou le sapin du Nord, mais qui pourront être travaillées avec l'outillage usuel du menuisier et du charpentier. Au plan militaire, une différence considérable avec les troupes greco-orientales se trouve dans le fait que si tout légionnaire porte un outil de terrassement, il porte aussi en général un outil de charpentier (plus rarement de travail du fer) comme le besaiguë, la scie à deux mains, la hache ou la herminette et qu'il sait utiliser. En d'autres termes, tout fantassin est aussi un soldat du Génie.

Travail de la pierre et chantiers : Les Romains saisirent vite l'intérêt de routes utilisables en toutes saisons pour l'acheminement rapide des informations ou celui de troupes et les facilités offertes au commerce. Les fameuses voies romaines ainsi que les ponts furent l'œuvre des légions avec l'aide des populations locales (si l'arche en briques avait été utilisée en Orient, Rome utilisa la pierre taillée. L' invention de l'arche et de la voûte est Etrusque). Un principe de construction de la voie romaine est que partout où il y avait risque de dégradations, à la fois par l'utilisation et les intempéries, elle était construite de manière à résister à ce risque en toute saison (creusement de l'emprise jusqu'à 60 ou 80 cms de profondeur; dépôt d'un lit constitué d'un mélange étudié de sable, cailloux et pierres concassées, et pose d'une couche de surface de dalles jointives de pierre non gélive). Malgré la faible largeur de 3 à 4 mètres seulement (sauf à la périphérie des villes) la réalisation des voies romaines représente un travail d'une ampleur colossale pour l'époque. Sous l'Empire le réseau des voies principales convergeant vers Rome dépassait 80 000 kms et celui des voies secondaires (ou de jonctions) environ 240.000 kms.

Machines : Aux instruments simples des origines comme le levier, le coin ou les rouleaux, vinrent s'ajouter à partir du IVème siècle les inventions des ingénieurs grecs comme le treuil, la poulie, le cabestan, la roue dentée à cliquet, la moufle au IIIème siècle, puis la grue qui associe le treuil, la moufle et la flèche porteuse, et enfin l'engrenage entraîné par vis sans fin.

Emploi de la force animale : Les romains conservèrent la lanière de traction pour les chevaux, mais elle a le défaut d'asphyxier l'animal (un décret limita la charge à tirer à environ 500 kg par animal). Le joug des bœufs resta celui de la haute antiquité, qui ne permet pas non plus aux bêtes de donner toute leur puissance puisque ce sont les cornes qui tirent et non le front qui pousse.

Emploi des forces naturelles : le moulin à vent à axe vertical, de HERON. La roue à eau avec norois à axe vertical et aubes dans un plan horizontal, de rendement médiocre, mais actionnant directement les meules . La roue à eau avec aubes dans un plan vertical, recevant le courant par dessous. La roue à eau avec augets dans un plan vertical, recevant le courant par dessus. Les deux dernières, pour donner une rotation en plan horizontal, devaient être suivies d'un engrenage de bois à cage. Il semble que ce soit aux débuts du IIème siècle de notre ère que ces roues commencèrent à être utilisées dans des scieries de bois et de marbre; et aussi des minoteries

Médecine, chirurgie : Elles ne marquent aucun progrès, voire une certaine régression, par rapport à celles de l'époque, déjà lointaine, d'HIPPOCRATE.

 

 

 

LA VILLE DE ROME

LES CITOYENS ROMAINS, LES ESCLAVES ET LES AFFRANCHIS

DECORS DE LA VIE , HYGIENE ET SANTE

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LA FABRICATION DES MONNAIES

LES RELIGIONS ORIENTALES DANS L'EMPIRE

L'EXPLOSION DU VESUVE DU 24 AOUT 79

LES GLADIATEURS ROMAINS

L'ARMÉE IMPÉRIALE ROMAINE

STRATÉGIE ET TACTIQUE DE COMBAT

JULES CESAR PRECURSEUR DE L'EMPIRE

 

 

 

 

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